Tu es parti en catimini en cette fin de juillet, en refusant que l’on puisse te rendre une dernière visite, par pudeur sans doute, et peut être aussi pour repousser l’échéance fatale que tu ne voulais pas lire dans nos yeux…
Tu as eu raison : nous garderons de toi ce visage lumineux, ce léger embonpoint qui témoignait de ton goût de la vie, de la bonne chère, de ces apéros prolongés, et des agapes où on dissertait sur tout et sur rien, mais où l’amitié était reine…
L’amitié, la générosité, la fidélité, le partage étaient ton essence, ton énergie et ont guidé toutes tes actions, depuis ton apprentissage chez Budoia jusqu’à ta magnifique réussite du Sol Français, comme celle de ton ami Christian Roudié.
Avec Jean-Luc Fichot, je vous surnommais les tontons flingueurs ou Dupont et Dupont, tant vous étiez proches,
Tu ne te gênais pas de ton côté pour nous affubler, surtout les femmes, : Nicole, Marie-Claude et tant d’autres , de noms de volatiles, pour ne pas dire de volailles…
Mais la plus belle de tes réalisations, de tes actions : c’est sans aucun doute le Racing, ce club de rugby montalbanais que tu as présidé avec le succès que l’on connaît pendant 13 ans...
Tu m’as convaincue d’agrandir ce stade, malgré les difficultés du PLU, et tu avais le projet de pousser encore les murs…
Tu en as été à ce titre, le sponsor numéro 1, et son cœur battant et tu le resteras…
Pourquoi ne pas le baptiser à ton nom ?
Je pourrais évoquer aussi ton engagement humaniste, frère jumeau de Pierre, de ton goût pour les voitures de sport et notamment des Ferrari… une vie si riche et si pleine, accompagné de ta fidèle et patiente Françoise, jusqu’au bout de cette terrible épreuve endurée depuis le début de cette année…
Tu t’envoles vers le repos éternel dans ta chemise à carreaux, et tu vas terriblement nous manquer , ton sourire , tes yeux pétillants de malice et de bonté …
Tu peux être fier de ton parcours même si nous le trouvons trop court : de toi on pourra tous dire , que tu as donné plus que tu as reçu …
Et de cela nous te serons toujours redevable …
Alors une dernière fois « buvons et espérons »