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    Une victoire pour le bon sens agricole : PPL Duplomb votée
    10/07/2025

    Une victoire pour le bon sens agricole : PPL Duplomb votée

    Levons les entraves : une victoire pour nos agriculteurs, pour nos territoires

    Chers amis,
    Chers agriculteurs,

    Je voulais vous dire à quel point je suis heureuse de partager avec vous cette victoire. Hier soir, à l’Assemblée nationale, nous avons enfin voté cette loi tant attendue, que beaucoup appellent désormais la loi Duplomb, du nom du sénateur qui l’avait initiée.

    Ce texte, nous l’avions déjà porté une première fois, mais il avait été rejeté après avoir été vidé de sa substance par l’ultragauche. Hier, grâce à la commission mixte paritaire, nous avons pu lui redonner sa force. Et malgré, une fois encore, les oppositions idéologiques, il a été adopté très largement.

    De quoi s’agit-il ?
    Tout simplement de lever les contraintes absurdes qui étranglent depuis trop longtemps nos agriculteurs, dans plusieurs domaines essentiels à leur activité.
    Cela fait plus de vingt ans qu’on en parle, et pendant ce temps, nos exploitations disparaissent les unes après les autres, victimes d’une écologie punitive qui, sous couvert de vertu, sacrifie notre agriculture sur l’autel de l’idéologie.

    Trois molécules essentielles réautorisées

    Le texte permet notamment la réintroduction — encadrée et limitée — de trois molécules phytosanitaires indispensables : l’acétamipride, le flupyradifurone et le sulfoxaflor.
    Elles sont nécessaires pour protéger nos vergers contre les pucerons, les cochenilles, la drosophile suzukii ou encore le carpocapse.

    Contrairement à ce que certains prétendent, ces molécules n’affectent pas les abeilles. Chez nous, dans nos vergers, l’abeille est l’alliée de l’arboriculteur. On installe même des ruches dans les parcelles pour assurer une bonne pollinisation ! Le vrai danger pour l’abeille aujourd’hui, c’est le frelon asiatique — et là, oui, il faudra agir.

    Je pense à nos vergers de noisettes, de pommes, de pruneaux, de poires… Tous sont menacés par des bioagresseurs toujours plus nombreux, face auxquels nous sommes les seuls à ne pas avoir le droit de nous défendre.
    Pendant ce temps, nos voisins européens, eux, continuent d’utiliser ces produits. Résultat ?
    90 % des noisettes que nous consommons sont désormais importées, produites avec les traitements que nous, en France, interdisons. C’est une aberration, économique, écologique et sanitaire.

    Une priorité nationale : l’eau pour l’agriculture

    Un autre article essentiel du texte consacre l’usage agricole de l’eau comme priorité nationale.
    Dans une période de stress hydrique, où certains voudraient interdire l’irrigation mais maintenir le remplissage des piscines, il fallait rappeler une évidence : sans eau, pas d’agriculture.

    Moins de paperasse, plus de confiance

    Le texte prévoit également des mesures fortes pour simplifier les procédures administratives, notamment pour les éleveurs.
    Trop de normes, trop de formulaires, trop d’interprétations kafkaïennes…
    Nous avons voulu remettre du bon sens dans les rapports entre agriculteurs et administration.

    Et puis il y a aussi cette question de la judiciarisation systématique. L’Office français de la biodiversité a parfois été utilisé pour traquer plutôt qu’accompagner. Le texte vise à rétablir un équilibre, à reconnaître le droit à l’erreur et la bonne foi.

    Une loi saluée sur le terrain

    Depuis hier soir, je reçois des dizaines de messages.
    La Fédération nationale des producteurs de fruits m’a écrit pour me dire sa satisfaction : grâce à cette loi, nous corrigeons enfin une distorsion de concurrence intolérable à l’intérieur même de l’Union européenne.
    Les producteurs de noisettes, de pruneaux d’Agen, de cerises m’ont aussi adressé leurs remerciements, soulagés de pouvoir enfin défendre leurs cultures contre des bioagresseurs destructeurs.

    Oui, nous avons levé des entraves. Et ce n’est qu’un début.

    Je sais que certains tenteront encore de bloquer le texte devant le Conseil constitutionnel. Mais je fais confiance à la sagesse de cette institution pour comprendre ce qui est en jeu : la survie de notre agriculture, l’indépendance alimentaire de la France, la vie de nos territoires.

    Je me réjouis profondément d’avoir pu contribuer à cette avancée. Elle ne résout pas tout, mais elle envoie un message fort :
    Nous avons entendu nos agriculteurs. Et nous sommes à leurs côtés.